Pascal, F1INZ

 

 

 Cher Pascal, on s’est connu il y a plus de douze ans. A l’époque on faisait de la CB et on voulais franchir le pas, devenir radio amateur, pour aller plus loin dans l’expérimentation radio. Quand on a monté le radio club, en 1995, c’est toi le premier qui en a pris les rennes. Quand il a fallu que quelqu’un reprenne le serveur packet radio Ariégeois, c’est toi qui t’y es collé. Lorsque tu as déménagé dans le 31, tu as accepté de continuer ton rôle de sysop. Tous les ans, pour les concours auquel a participé le radio club, tu as été présent. Cela faisait quelque temps que tu n’allais pas très bien. L’autre jour, on est venu te dire au revoir, mais tu dormais, silencieux et immobile. De peur de te réveiller, je n’ai pas osé t’approcher. Tu te préparais à partir, tu n’avais pas encore fixé d’antenne sur ton esquif, mais je suis sur que tu avais de quoi en fabriquer une, rangé entre un fer à souder et un planeur. On nous a dit de « ne jamais parler de toi au passé », pourquoi cette idée, on sait bien que c’est impossible de disparaître si jeune ? Maintenant que la connaissance du morse ne va plus être obligatoire, je suis sur que l’on va t’entendre en décamétrique, la radio ça sert aussi à se faire des amis.
Au revoir, ne nous oublies pas.

 F5KCN  (F5SZK) 2004 

Lien vers l'article de la "dépêche du midi" du lundi 3 mai 2004

 

Ecrivez au G.R.A.P. :